Atelier sur la régulation postale, 15 octobre 2008
Quel modèle de distribution afin de garantir un service de qualité dans un marché en évolution ?

La deuxième table ronde, présidée par Mme Joëlle TOLEDANO, Membre de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes de France (ARCEP) s’est concentrée sur les modes distribution du service postal.

M. José ANSON, Expert en Economie Postale de l’Union postale universelle (UPU) a introduit les discussions en présentant l’étude de l’UPU réalisée dans 26 pays d’Afrique subsaharienne, représentant 91% des envois postaux dans cette région. Il ressort clairement de cette étude que la distribution universelle n’est pas assurée et que le coût total de la transaction (tarifs payés par l’expéditeur et le récepteur, marché biface) est très important en raison du mode même de répartition entre expéditeur et destinataire (prix des boîtes postales à la charge des destinataires trop élevé). L’insatisfaction des opérateurs de services collectifs (eau, électricité, télécommunication) est telle qu’elle a conduit à la prise en charge opérationnelle de la distribution par les entreprises elles-mêmes. La distribution représente un des problèmes essentiels pour le développement du trafic en Afrique.

José ANSON UPU - 895.1 ko

José ANSON UPU

Le Directeur général de l’Autorité de régulation guinéenne a fait part de son interrogation sur la suppression des coûts des boîtes postales dans le coût de transaction. Il reconnait qu’il faudrait tout du moins le rendre abordable, ce qui pose la question de l’évaluation de ce prix abordable.

Le représentant de la Poste sénégalaise a rappelé que le premier obstacle au développement du trafic est selon lui en Afrique le problème de l’adressage. S’agissant de la qualité du service, il est plus facile de l’évaluer avec des boîtes postales. Il a ainsi présenté l’initiative de certaines banques sénégalaises qui essaient de faciliter le développement et l’accès à ces boîtes car elles représentent un moyen de domiciliation pour les populations, essentielles pour leur activité.

Les représentants du Bénin, de l’Algérie, de la Guinée, du Mali, de la Suisse, de Mauritanie, de la Bulgarie et du Burkina Faso ont débattu des résultats de l‘étude selon la situation dans leur pays et se sont interrogé sur les solutions de substitution à la distribution en boîtes postales qui jouent un rôle essentiel.